La France accusée de racisme d'État et de ségrégation raciale : anatomie d'un rapport biaisé (Partie 1)
Le 17 juin 2026, Human Rights Watch, (RE)CLAIM et la Maison Communautaire pour un Développement Solidaire (MCDS) ont co-écrit et publié un rapport de 68 pages : « Payer le prix du harcèlement policier – Des amendes discriminatoires visant les jeunes Noirs et Arabes en France. » Document largement relayé dans la presse nationale, de Libération à Mediapart, en passant par Le Monde, Libération et L'Humanité ainsi que de nombreux politiques (Clémentine Autain par exemple), médias et acteurs digitaux. Le document se présente comme une documentation "solide" du "racisme systémique". À sa lecture, on découvre une thèse d'une ampleur considérable : la France mènerait une politique publique délibérée de harcèlement policier envers les jeunes Noirs et Arabes. La police y jouerait le rôle d'agents d'éviction racistes, verbalisant injustement ces jeunes dès l'enfance pour leurs activités les plus ordinaires, jusqu'à ce que l'État saisisse leur salaire à l'âge adulte. Certaines amendes serviraient d'outil de persécution discriminatoire, dans une logique d'exclusion progressive de l'espace public. Les pouvoirs publics seraient complices, voire acteurs, de cette ségrégation d'État.
Ce rapport mérite d'être examiné, pas vraiment pour ses conclusions, mais plutôt pour le dispositif qu'il active et les recommandations qu'il adresse aux plus hautes autorités. Comment a-t-il été construit ? Sur quelles données ? Par qui ? Quels réseaux et quelle idéologie le traversent ? Et surtout, qui sert-il ?
Un mot sur la forme s'impose. Nous invitons chacun à lire ce rapport, tant ceux qui le portent sont puissants. Le document s'ouvre sur l'histoire de « David », présenté comme la figure emblématique de l'enquête. Tout est porté sur l'émotionnel, dans une narration presque romanesque. On découvre un jeune homme élevé dans une famille à faibles revenus, dans un quartier populaire Parisien. Depuis l'âge de 10 ans, il subirait des contrôles d'identité intrusifs et injustifiés. À 13 ans, la police lui aurait infligé des amendes pour « faire trop de bruit » alors qu'il « discutait dans un parc », « jouait au football » ou « se tenait devant une école ». Des dizaines d'amendes pour des activités que le rapport présente comme « ordinaires et importantes pour le développement des enfants ». Puis, à 18 ans, l'État aurait saisi une partie de son « modeste salaire » afin de recouvrer une dette portée à plusieurs milliers d'euros, asphyxiant non seulement le jeune travailleur, mais aussi sa mère célibataire. Le lecteur assiste à la construction d'un martyr persécuté pour avoir simplement existé. Chaque témoignage est architecturé comme un chapitre de roman social, où les protagonistes incarnent l'innocence face à un système omniprésent et arbitraire. La police y tient systématiquement le rôle du persécuteur, les jeunes celui des victimes.
À lire l'ampleur des accusations formulées dans le rapport (racisme d'État, politique ségrégationniste, harcèlement policier systémique, spoliation financière des jeunes, apartheid urbain, violation des droits de l'enfance…), on s'attend à une étude d'une envergure exceptionnelle. Des milliers de données, des analyses quantitatives, un échantillon représentatif… Il n'en est rien. Tout repose sur 21 entretiens avec des jeunes. Du déclaratif pur qu'il s'agit de croire sur parole. Par exemple, Ryan, 19 ans, "affirme que la police a inventé de toutes pièces" les infractions qui lui ont valu des amendes, ainsi qu'à ses amis (p.31). Auxquels s'ajoutent onze parents et quelques professionnels. Pire, ces 21 jeunes sont suivis par la MCDS, qui, on le rappelle, cosigne le rapport. Qui sont-ils ? On l'ignore. Ce sont « des garçons et des jeunes hommes perçus comme Noirs, Arabes ou Nord-africains ». Et le document précise : « Les personnes interrogées ont demandé que les lieux exacts ne soient pas divulgués par crainte de représailles de la part des autorités ». À ce stade, on se dit que c'est un document militant, qui manque de sérieux tant il est manichéen, binaire et à sens unique, et qui n'engage que ceux qui le croient. Grave erreur.
A la fin du document, les auteurs formulent plus de 30 “recommandations” adressées à l'État français, aux collectivités locales, au Défenseur des droits, à la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (lire notre article à son sujet), à la Commission européenne, ainsi qu'à plusieurs organes de l'ONU (p. 61 à 66). Parmi les principales figurent : la suppression pure et simple de plusieurs infractions du Code pénal présentées comme les outils d'une répression discriminatoire (nuisances sonores ou “tapage”, dépôt de déchets et déversement de liquides insalubres, comprenez : crachat), l'annulation des dettes d'amendes, la collecte de données anonymisées selon l'origine ethnique afin de mesurer les discriminations (toute surreprésentation serait la preuve de racisme, et non le reflet d'actes répréhensibles), la suppression de la mention « indésirables » des bases policières, la fin des « politiques d'éviction » des espaces publics, ainsi que la saisine des institutions européennes et onusiennes pour qu'elles évaluent et interpellent la France.
Il faut saisir la nature des acteurs en présence. Ce document est produit par des organisations liées au milliardaire globaliste George Soros et au réseau Open Society, intégrées à l'écosystème du pouvoir institutionnel mondial (UE, ONU, Conseil de l'Europe, CEDH notamment). Ce sont des acteurs extrêmement influents, dont les travaux irriguent médias, institutions et juridictions internationales. Vous verrez que ce type de rapport est "sponsorisé" par le pouvoir. Pas le pouvoir français, mais au-dessus. Et ces organisations ne s'emparent pas par hasard d'affaires locales...
Il faut comprendre que la méthodologie et le contenu du rapport importent peu. Le fossé est saisissant : un échantillon famélique, une partialité assumée, une construction émotionnelle... Et pourtant, plus de 30 recommandations adressées aux plus hautes instances internationales. Le décalage est tel qu'il en devient presque grotesque. Ce qui compte, c'est sa simple existence et ce qu'il permet. Réviser le Code pénal en faisant appel à des instances supranationales (et en leur demandant d'intervenir, de s'impliquer), c'est déplacer les capacités de décision vers des structures qui échappent au débat démocratique national. Les militants y verraient une victoire, sans mesurer l'objectif final qu'ils permettent d'atteindre : la dépossession de souveraineté, toujours plus.
Une parenthèse s'impose, car l'actualité récente ternit ce type de récit en mobilisant exactement la même rhétorique. Dans l'affaire « Hamza », certains nous présentent un enfant voulant « juste s'amuser », une sorte de joyeux luron turbulent injustement traqué par racisme. Or la réalité dépeint ce que l'on appelait jusqu'ici de la délinquance pure et simple (individu déjà multirécidiviste, qui plus est). Les faits rapportés sont accablants : une personne en situation de handicap malmenée, un automobiliste frappé par-derrière et insulté de, selon ses termes « sale blanc », « sale p*dé » et « sale Français », tentative de vol avec violence sur une jeune fille, une femme victime d'effraction traitée de « s*le pute », des trottinettes lancées sur des péniches, des objets lancés sur des cyclistes, des dégradations, du racket, des multiples vols, des violences, des individus poussés dans le canal, du harcèlement de rue, de l'homophobie... La liste est interminable et sidérante (et s'étale sur plusieurs années). En interview, l'intéressé se prétend innocent, il serait un simple pourvoyeur de bonne humeur victime de racisme, et déclare (à 14 ans) que les racistes doivent « n*quer leurs mères ».
Ses parents ont réagi. Son père : « Il est gentil, il ne fait de mal à personne, il rigole avec les gens, il ne reste pas enfermé ». Sa mère quant à elle, dénonce le fait qu'on condamne son fils, selon elle par racisme. Mais dans tout cela, on en oublie que l'individu est toujours entouré, encouragé et protégé par un groupe, parfois plusieurs dizaines d'individus, souvent plus âgés.
On note également que ces jeunes s'attaquent presque systématiquement à des personnes dites « non racisées ». Une sorte de « profilage racial », mais à l'inverse de celui que dénonce le rapport (qui semble viser principalement les Blancs, les femmes et les personnes vulnérables et isolées). Vu les attroupements qui accompagnent ces jeunes, on a du mal à voir les « politiques d'éviction des espaces publics » que le rapport dénonce. L'éviction, elle, semble plutôt subie par les victimes, contraintes de fuir, de se taire, de ne pas répondre, sous peine de se voir retourner la violence et l'accusation. Certaines victimes rapportent que l'individu est parfaitement conscient que son statut de mineur le rend quasi intouchable. Alors que faire ? Le célèbre éducateur Pascal Soetens, dit "Pascal le grand frère", a pris position en préconisant ce qu'il appelle la "gifle pédagogique". Des propos lui ont valu une plainte déposée par la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines pour « provocation publique à commettre des atteintes volontaires à l'intégrité de la personne » et « apologie de la violence ».
Le comité Assa Traoré, SOS Racisme (qui évolue dans le même écosystème que les rédacteurs du rapport) et une partie de la gauche médiatique et politique se sont érigés en défenseurs du jeune homme. Certains invoquent un « droit à l'enfance », d'autres y voient une forme de “désenfantisation”. Bally Bagayako en sourit, et estime que « le traitement qui lui est réservé est indigne ». Son intervieweur parle de « gavroche façon 21e siècle ». Mediapart va jusqu'à évoquer un « racisme qui nie l'enfance », écrivant : « C'est une lecture trop "blanche", qui ne prend pas en compte la dimension raciale ni l'histoire coloniale comme formes de violence supplémentaires, venant s'ajouter aux inégalités existantes ». Ou encore : « On le sait, à leurs yeux, les enfants arabes, noirs, roms… n'ont pas droit à la clémence. La mansuétude s'arrête là où commencent leurs visages ». Un dogmatisme qui frise l'absurde et semble les décrédibiliser totalement. L'appartenance politique et idéologique semble primer sur l'évidence. Condamner et dénoncer releverait presque d'un positionnement d'extrême droite. On ne parle plus des faits, ni des victimes, ni de l'enfant lui-même. La réalité semble s'effacer derrière les postures.
Le paradoxe paraît saisissant car ce sont les mêmes voix qui considèrent qu'une main sur l'épaule peut constituer une agression sexuelle au nom du « consentement », ou encore qui affublent des ados ou des jeunes adultes des termes de « fascistes », ou « néo-nazis » sans vergogne, et qui tentent pourtant d'excuser, de déresponsabiliser, d'expliquer des comportements très choquants, violents et discriminatoires documentés. Les réactions sur les réseaux montrent qu'une écrasante majorité de citoyens, de tous horizons, condamne fermement ces actes, sans nuance, et juge contre-productif de s'enfermer dans une posture de défense systématique d'un adolescent multirécidiviste (avant tout pour l'ado lui-même). Parenthèse fermée.
- Le rapport signé Human Rights Watch, (RE)CLAIM et MCDS accuse la France de mener une politique de harcèlement policier raciste et systématique contre les jeunes Noirs et Arabes, avec l'objectif de les évincer de l'espace public. Le rapport repose majoritairement sur 21 entretiens, sans données statistiques, ni contradictoire.
- Malgré sa fragilité méthodologique, le rapport formule plus de 30 recommandations adressées aux instances françaises, européennes et onusiennes. Elles visent à réviser le Code pénal, collecter des données ethniques, et saisir la Commission européenne et l'ONU. Ce qui permet un transfert de pouvoir des États-nations vers des structures supranationales.
- Le rapport s'inscrit dans une chaîne d'influence circulaire : l'argent (Soros + UE) finance les ONG, qui produisent les rapports, dont s'emparent les institutions supranationales pour faire pression sur les États (avec des leviers financiers, politique etc), qui cèdent et les ONG sont refinancées pour produire de nouveaux rapports.
- Derrière le rapport : l'Open Society du milliardaire ultralibéral George Soros, des financements européens, et une association militante de terrain. Ces organisations ne s'emparent pas par hasard d'affaires locales, elles servent un projet globaliste de déconstruction des souverainetés.