Bacha Bazi : le crime contre l'humanité que l'Afghanistan a exporté en Europe
En août 2026, le gouvernement britannique a publié un document qui, à sa lecture, a de quoi laisser pantois. Intitulé « Comprendre les comportements et attentes au Royaume-Uni : un guide pour les demandeurs d'asile », ce livret du ministère de l'intérieur s'ouvre sur une phrase qui donne le ton : « Nous comprenons que venir dans un nouveau pays peut être difficile, et que les lois et coutumes ici peuvent être différentes de celles de votre pays d'origine ».
Destiné à des adultes, le document adopte pourtant un ton d'une pédagogie élémentaire, égrenant rubrique après rubrique des principes fondamentaux avec une simplicité qui tend à l'infantilisation. On y explique d'abord l'égalité des sexes : les femmes ont le droit de travailler, de voyager, de choisir leur époux, et n'ont besoin de la permission d'aucun homme (mari, père ou frère) pour décider de leur vie. Puis vient la section sur les violences domestiques, où l'administration prend la peine de définir le concept, d'énumérer ce qu'il recouvre (coups, menaces, contrôle financier, humiliation) et de rappeler qu'il est interdit de frapper sa compagne.
Mais c'est la rubrique sexe et consentement qui atteint des sommets. L'État y définit le viol noir sur blanc : « Si vous avez des relations sexuelles avec quelqu'un sans son consentement, cela s'appelle un viol », ajoutant que c'est « un crime grave au Royaume-Uni ». Il précise que le mariage ne confère aucun droit automatique, qu'un « non » doit être respecté, et que l'âge légal est de 16 ans, sans exception possible et que « Même s'ils disent oui, c'est toujours illégal ». Le livret s'achève sur le respect en public, à savoir ne pas siffler, ne pas suivre, ne pas importuner. On y précise aussi : « Vous devez traiter les autres avec respect, même si vous n'êtes pas d'accord avec leurs croyances ou leur mode de vie ». Chaque section s'achève sur le même encadré « Ce qu'on attend de vous » et toujours les mêmes rappels : « Vous pourriez aller en prison, perdre votre soutien et votre logement et cela affectera votre demande d'asile ».
Le fait qu'un État souverain doive explicitement rappeler ces évidences fondamentales, socle des sociétés occidentales, n'est pas une simple « mesure d'accompagnement ». Cela ressemble plutôt à un aveu bureaucratique, froid et terrifiant, d'un abîme civilisationnel, et surtout la preuve administrative que l'État sait, de manière certaine, qu'il accueille des populations pour qui ces concepts ne vont pas de soi.
Ce livret fait tristement écho à ce que l'État britannique a laissé prospérer pendant des décennies : les grooming gangs. Des dizaines de milliers de jeunes filles et garçons, en écrasante majorité blancs de la classe ouvrière (peut-être des centaines de milliers, tant les chiffres fluctuent) ont été méthodiquement repérés, drogués, violés en groupe, prostitués, puis menacés de mort, torturés, parfois tués, par des réseaux criminels composés en grande majorité d'hommes d'origine pakistanaise et afghane.
Le rapport indépendant de Rupert Lowe, publié en 2026, évoque 250 000 victimes. Il narre des récits qui dépassent ce qu'un être humain normalement constitué peut envisager : des filles de 11 ans, livrées à 600, 700 hommes au fil des années, réduites à des orifices interchangeables. Des corps moins bien traités que du bétail, échangés entre réseaux comme de la marchandise usagée, jetés quand usés. Certains contestent ce chiffre, le jugent exagéré, le ramènent à des dynamiques locales. Comme pour faire tenir l'indicible dans des proportions raisonnables.
Soyons clair : ces réseaux organisés constituent, par leur ampleur et leur systématicité, l'un des plus grands crimes contre l'humanité commis sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale.
Comment une telle machine a-t-elle pu prospérer en plein cœur de l'Europe ? La réponse est courte : l'État a fermé les yeux. Par peur d'être accusé de racisme ou d'islamophobie. Par souci de maintenir une paix sociale avec des communautés organisées, les autorités ont sacrifié des milliers d'enfants sur l'autel du multiculturalisme. L'État britannique savait. Il savait et il s'est tu.
Pour comprendre réellement comment de tels réseaux ont pu voir le jour, comment une telle logique de prédation a pu s'installer et se perpétuer, il faut peut-être remonter à la source et regarder en face certaines pratiques qui, dans les pays d'origine de ces prédateurs, structurent depuis des siècles les rapports de pouvoir et de domination. L'une d'entre elles est le bacha bazi.
Le bacha bazi, littéralement « jouer avec les garçons », est une pratique d'esclavage sexuel d'enfants très répandue, profondément enracinée, systémique, qui structure une part significative des rapports de pouvoir en Afghanistan et dans certaines régions du Pakistan.
Des garçons, parfois âgés de 6 ans à peine, le plus souvent entre 10 et 18 ans, sont achetés, kidnappés ou « prêtés » par leur famille à des hommes puissants. Ces enfants, appelés bacha bareesh (« garçons sans barbe »), sont habillés en filles, maquillés, parés de clochettes aux chevilles et de foulards dissimulant leur visage. On leur apprend à danser lors de soirées privées, devant un parterre d'hommes armés, de commandants, de notables…
Après la danse, ils sont violés, souvent collectivement, par leurs « propriétaires » et leurs invités. Leur « service » prend fin lorsque la barbe commence à pousser. Ils sont alors jetés comme des objets usagés, abandonnés avec les traumatismes psychologiques qu'on suppose, incapables de se réinsérer dans une société qui les rejette et les stigmatise. Beaucoup finissent dans la rue, la drogue ou la prostitution. Certains reproduisent le cycle en devenant eux-mêmes prédateurs.
Les propriétaires de ces enfants sont aussi des proxénètes. Ils vendent les prestations de leurs bacha à d'autres hommes. Selon la Dr Soraya Sobhrang, experte afghane, ils peuvent détenir jusqu'à 15 garçons simultanément. Plus on possède de bacha, plus on exhibe sa puissance. Il faut bien saisir que les principaux perpétrateurs sont des piliers de l'ordre social : seigneurs de guerre, commandants de police, chefs de milice, membres du parlement, notables locaux, officiers de l'armée...
Une étude indonésienne publiée en mars 2025 dans la revue Gender Equality : International Journal of Child and Gender Studies a analysé les mécanismes structurels de cette pratique à travers le prisme du féminisme intersectionnel. Ses conclusions confirment ce que les rapports de terrain documentent depuis des années : le bacha bazi est le produit de l'intersection entre un patriarcat rigide, une pauvreté extrême (72 % de la population afghane selon le PNUD) et des structures de pouvoir qui garantissent l'impunité des prédateurs. À Kaboul seule, on estime à 65 000 le nombre d'enfants vivant dans la pauvreté et vulnérables à l'exploitation sexuelle. Des familles sont contraintes de vendre leurs fils.
L'étude met en lumière un mécanisme essentiel pour comprendre la mécanique des grooming gangs en Occident : le bacha bazi n'est pas le fruit d'une « préférence » pour les garçons, mais la conséquence directe d'une société où hommes et femmes sont strictement séparés. Dans un monde où les femmes sont enfermées, voilées, interdites de présence publique, où tout contact entre un homme et une femme hors du cercle familial strict est proscrit, la pulsion sexuelle masculine ne disparaît pas, elle se déplace. Le garçon prépubère devient le substitut de la femme. On le maquille, on l'habille en fille, on lui met des bijoux, précisément pour qu'il remplisse le rôle que la femme ne peut plus jouer dans l'espace public. Cette « féminisation » lui assigne le même statut d'infériorité et d'exploitabilité que cette société réserve aux femmes. Le garçon est donc désiré en tant que femme de remplacement. Cette distinction est essentielle pour comprendre la suite.
Il existe, dans l'esprit de ces prédateurs et selon leur interprétation des textes religieux, une zone grise morale qui légitime ces actes. Dans la société afghane, une distinction est opérée entre l'homosexualité en tant qu'orientation sexuelle (sévèrement condamnée, passible de la peine de mort selon la charia) et les actes homosexuels en tant qu'exercice de domination. Selon les normes tribales pachtounes, si le prédateur n'éprouve pas de « sentiments » ou « d'amour » pour le garçon, l'acte n'est pas considéré comme de l'homosexualité. Il est donc « moins répréhensible » que de toucher une femme qui n'est pas la sienne. Le viol n'est pas perçu comme une contradiction avec leur foi. Il est un instrument de domination.
Les données sur l'impunité sont accablantes. Un rapport de 2014 (mentionné dans l'étude citée plus haut), indique que 89 % des auteurs de bacha bazi n'ont jamais été punis. Le Code pénal afghan de 2017 a bien criminalisé la pratique (jusqu'à 7 ans de prison) mais son application reste quasi inexistante.
Le choix stratégique de l'Occident de fermer les yeux est un fait très largement documenté. Un article du New York Times de 2015 a révélé que les forces américaines et de l'OTAN avaient reçu la consigne explicite de ne pas intervenir, même lorsqu'elles entendaient des enfants crier dans les bases de leurs alliés afghans. Le bacha bazi est devenu le prix à payer pour la stabilité géopolitique.
Sous le premier régime taliban (1996-2001), le bacha bazi a été strictement interdit, considéré comme contraire à la charia et passible de la peine de mort. C'est après l'invasion américaine de 2001 et la réinstallation des seigneurs de guerre au pouvoir que la pratique a connu un essor massif. En 2016, l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) publiait un rapport intitulé « La pratique du bacha bazi : une tradition d'esclavage sexuel des jeunes garçons en augmentation » (dans lequel l'impunité des auteurs et le deni, voire la complicité des autorités est aussi souligné).
Ce contexte n'est pas sans conséquence pour l'Europe, où l'immigration afghane a explosé. Depuis 2015, la France est devenue l'un des principaux pays d'accueil de ces réfugiés. Selon la Fondapol (dossier L'immigration Afghanes en France), « plus de 100 000 Afghans étaient présents sur le territoire en 2024, faisant de cette migration un phénomène massif, récent et inattendu par son ampleur ». La fondation souligne que « les arrivants sont majoritairement jeunes, masculins, peu scolarisés, souvent en difficulté d'apprentissage linguistique et d'insertion professionnelle » et que « la migration afghane met ainsi à l'épreuve le modèle français d'intégration et souligne le décalage entre les valeurs de la République et les réalités culturelles d'une partie de ces réfugiés ».
Le bacha bazi s'inscrit dans un continuum de pratiques qui traversent tout l'espace civilisationnel musulman, de l'Asie centrale au Moyen-Orient, de l'Afrique du Nord au sous-continent indien. Dans l'Empire ottoman, les köçek étaient des jeunes garçons habillés en femmes, formés à la danse, qui divertissaient les pachas et les sultans avant de devenir leurs esclaves sexuels. En Égypte, les khawal remplissaient la même fonction. En Iran et en Asie centrale, les bachcheh (« les enfants ») étaient utilisés de manière identique. Ces pratiques sont antérieures à l'islam (la légende préislamique de Lakhi'a, roi du Yémen, décrit déjà un système où violer des garçons était un marqueur de pouvoir et de domination). Mais l'islam, en imposant, notamment, une stricte ségrégation des sexes, a créé un terreau où ces pratiques ont pu prospérer.
Aucune pratique comparable n'a été institutionnalisée et tolérée au vu et au su de tous dans l'espace civilisationnel chrétien. Ni dans l'Europe médiévale, ni dans l'Europe moderne, ni dans les Amériques. La pédophilie y a toujours existé, parfois même protégée par des institutions, mais elle y a toujours été officiellement un crime, un péché, une déviance cachée et condamnée. Le bacha bazi, lui, est au vu et au su de tous. Dans le cadre des grooming gang, les prédateurs n'ont pas importé une pathologie individuelle. Ils ont importé une logique sociale et une vision du monde où l'exploitation sexuelle des plus faibles n'est pas un crime.
En Afghanistan, ils violaient des garçons. Au Royaume-Uni, ils ont trouvé des filles. Et c'est ici que la boucle se referme. Car dans l'esprit de ces prédateurs, la jeune fille blanche occidentale n'est pas une égale. Elle est une kafir (certaines victimes rapportent d'ailleurs avoir été insultées de « kafir girl » ou « white trash », comprenez « déchet blanc »), une mécréante qui vit en Dar al-Harb (« terre de guerre » ou « terre d'infidèles »). Elle n'a pas de « horma », c'est-à-dire pas de sacralité, pas d'inviolabilité. Selon une interprétation de certains concepts juridiques islamiques, ce qui serait un crime capital ou une honte absolue s'il était commis contre une femme de leur communauté devient « permis », ou du moins « sans conséquence morale », lorsqu'il est commis contre une occidentale. La fille de la classe ouvrière britannique est devenue le substitut du bacha afghan. La cible a changé. La logique est restée.
- Le gouvernement britannique distribue aux demandeurs d'asile un manuel expliquant des évidences fondamentales : ne pas frapper sa femme, demander le consentement avant un rapport sexuel, le viol est un crime, un enfant de 15 ans ne peut pas consentir. Ce document n'est pas une aide à l'intégration, c'est la preuve administrative que l'État sait qu'il accueille des populations pour qui ces concepts ne vont pas de soi.
- Pendant des décennies, des réseaux criminels majoritairement composés d'hommes d'origine pakistanaise et afghane ont exploité sexuellement 250 000 jeunes filles (et garçons) blancs de la classe ouvrière. L'État savait et a fermé les yeux par peur d'être accusé de racisme.
Le Bacha Bazi, pratique millénaire d'esclavage sexuel où des garçons sont achetés, habillés en filles, appris à danser puis violés collectivement avant d'être jetés à la puberté. Structure sociale née de la ségrégation stricte des sexes imposée par l'islam : femmes voilées, enfermées, inaccessibles. La pulsion se déplace. Le garçon devient le substitut de la femme absente, sa « féminisation » lui assignant le même statut d'infériorité et d'exploitabilité.
- Quand ces prédateurs ont débarqué en Europe, ils n'ont pas importé une pathologie individuelle mais une vision du monde où la mécréante (kafir) remplace le garçon esclave. La cible a changé, la logique de domination est restée.