- 16/11/2025 à 13:27
Article peu convaincant. La violence serait l’apanage du fascisme. Non, on la retrouve aussi chez les communistes (bien plus sanguinaires au moins quand on fait le décompte des victimes dans le monde) et, d’une manière générale, aux extrêmes, si tant est que l’extrême-droite telle qu’on la qualifie soit de droite… ce qu’elle n’est pas à mes yeux car interventionniste et dirigiste (un Etat fort, absence de libertés individuelles), une caractéristique de la gauche (vouloir changer les individus, les prendre en charge du berceau jusqu’à leur mort). Mussolini est d’ailleurs un ancien socialiste et, on ne le rappelle jamais assez, nazi est la contraction de national-socialiste (comme le Port-Salut, c’est écrit dessus…). L’un et l’autre sont en réalité des mouvements révolutionnaires contre l’ordre établi (c’était très clair en Allemagne dans le discours des SA avant que leur hiérarchie soit décapitée par Hitler ; la Nuit des longs couteaux visait aussi à mettre fin à leurs exactions pour s’attirer l’adhésion de la bourgeoisie et des industriels au réarmement), soit intrinsèquement de gauche. Le qualificatif d’extrême-droite serait plutôt à réserver à ceux qui rejettent jusqu’aux fonctions régaliennes la nécessité de disposer d’un secteur public, comme au XXème s l’économiste et philosophe américain Murray Rothbard, dont le président argentin Javier Milei est un disciple.
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Réponse de l'équipe LSDJ - 17/11/2025 à 09:58
Bonjour, merci pour ce commentaire. Nulle part dans l'article il est dit que la violence serait l'apanage du fascisme. Bien sûr, l'histoire du communisme est tout aussi marquée par la violence. Toujours aujourd'hui d'ailleurs, comme le prouvent les régimes autoritaires en Chine, en Corée du Nord, au Nicaragua,... Cela pourrait faire l'objet d'un autre article... Le but de celui-ci était de montrer le recours à la violence physique comme l'une des caractéristiques principales du fascisme, qui a même tendance à vouer un culte à la guerre. On retrouve aussi des mouvements qu'on pourrait qualifier d'extrémistes sans qu'ils soient forcément violents. Par exemple, ces écologistes qui se collent au goudron pour manifester. L'extrémisme est, à mon sens, d'abord lié à un système idéologique qui souvent prépare et justifie la violence comme mode d'action habituel, mais n'engendre pas automatiquement le passage à l'acte. Martin D.
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François - 13/11/2025 à 22:39
En écho à la fin de l’article, on (re)verra avec fruit le documentaire devenu classique « America: Freedom to Fascism » (2006).
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