- 01/01/2026 à 19:57
En effet, je suis assez choquée par votre positionnement : vous voyez dans Mr Breton un va t-en-guerre. Trump le refuse car il a poussé l'Europe à nous protéger des gaffes, est-ce une mal?. Regardez le monde, nous sommes en guerre économique contre les USA depuis plus de 20ans, Trump fait au grand jour ce que les americains font contre l'Europe depuis des décennies. Combien nous a coûté le plan Marshall ? Les usa ont poussé au démembrement de la Yougoslavie et a présenté la note à l'Europe,idem l'Irak mais ce sont les americains qui ont eu les contrats de reconstruction... Quand à la doxat, celle que vous professez me semble woke.vous refusez de voir la guerre qui se prépare... alors justement il faut nous armer pour sauvegarder la paix. Vous refusez de nous protéger des fake news et vous alimentez les querelles au nom de la liberté, un mot trop dévoyé et vidé depuis quelques temps En effet, les populations font comme vous l'autruche alors il faut leur dire que la menace de guerre est réelle. Concernant l'Ukraine, je suis tout a fait d'accord avec la réponse précédente.
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Réponse de l'auteur - 02/01/2026 à 09:14
Merci pour votre réponse et pour avoir pris le temps de préciser votre point de vue. Je dois toutefois vous dire très franchement que j’ai du mal à comprendre comment mon positionnement peut être perçu comme « woke ». Je vous invite d’ailleurs, si vous le souhaitez, à parcourir mes articles précédents : je critique régulièrement ce que j’appelle l’hydre mondialiste, dont l’idéologie woke est, selon moi, l’une des têtes. Mon approche se veut analytique, pas morale. Elle consiste précisément à refuser les lectures binaires, où toute nuance serait immédiatement disqualifiée. Dire cela ne revient ni à nier les menaces, ni à « faire l’autruche », mais à rappeler qu’un conflit géopolitique majeur ne se comprend pas à partir d’un seul récit. Sur les USA, je partage largement votre constat. Nous assistons à la tentative de maintien d’un ordre hégémonique en déclin : remise en cause du pétrodollar (tournant peu évoqué), fragilisation de la domination monétaire, montée en puissance des BRICS et des puissances du Golfe. Dans ce contexte, Washington cherche à préserver son influence par tous les leviers disponibles : accords bilatéraux, sanctions extraterritoriales, pressions économiques, mais aussi un réseau mondial de bases militaires qui participe à une forme de vassalisation sécuritaire de nombreux pays, y compris européens. Ces ingérences américaines sont documentées, récurrentes, et je n’ai aucun mal à les dénoncer. Donald Trump, de son côté, tente une réponse plus brutale et plus frontale à ce déclin, notamment par le protectionnisme et les droits de douane (une posture qu’on pourrait qualifier d’altermondialiste presque). Là encore, il ne s’agit ni d’adhésion ni de rejet, mais d’analyse. Concernant l’UE, mon propos est précisément de montrer qu’elle n’est ni neutre ni passive. Elle est devenue un acteur idéologique à part entière, y compris hors de ses frontières. Cela passe par des instruments juridiques comme le DSA ou le Media Freedom Act (ou « chat control » …), mais aussi par des pratiques plus discrètes : missions d’observation électorale en Amérique centrale, en Afrique ou ailleurs, assorties de « recommandations » dont le non-respect peut entraîner pressions, conditionnalités ou sanctions officieuses. Ces mécanismes contribuent à une uniformisation sur un modèle unique. C’est juste factuel. Est-ce que l’UE est le parangon qu’elle prétend être ? Sur la question des fake news et de la désinformation, un point me semble devoir être explicitement soulevé. Les sanctions prises à l’encontre de Xavier Moreau et de Jacques Baud posent un problème majeur de principe. Elles entrent en opposition frontale avec l’État de droit et les droits fondamentaux : pour la première fois, des individus sont lourdement sanctionnés sans jugement, sans procédure judiciaire, sans débat contradictoire, sur la base d’une appréciation administrative et politique. Nous sommes là face à une forme d’arbitraire assumé. Ce basculement interroge profondément la direction prise par l’UE et les motivations réelles qui sous-tendent cette fuite en avant répressive. Une telle volonté de neutralisation des lectures dissidentes questionne aussi ce qui dérange, ce qui échappe au contrôle, et donc la possibilité d’une instrumentalisation du discours sur la désinformation. Plus la répression est forte, plus elle nourrit le doute sur la solidité (et les motivations réelles) du récit qu’elle cherche à protéger. La question est simple : comment cela est-il possible en 2025, dans un espace qui se revendique démocratique ? D’autant plus que de nombreux faits historiques et géopolitiques sont aujourd’hui largement évacués des récits dominants. Le timing interroge également : ces évolutions surviennent au moment même où se mettent en place des dispositifs structurants comme l’identité numérique et l’euro numérique, qui constituent objectivement des outils de contrôle renforcé. Concernant l’Ukraine, rappeler que la guerre ne commence pas en 2022 mais au moins en 2014 (voire avant, avec des épisodes de déstabilisation antérieurs) n’est pas une opinion marginale mais un fait historique. Maïdan, la guerre dans le Donbass, les accords de Minsk non appliqués, puis l’intervention russe s’inscrivent dans une séquence longue. Les populations de l’Est ont longtemps appelé à l’aide. La Russie a mis des années à réagir, puis l’a fait après des référendums (dont on peut, peut-être discuter la légitimité). Mais considérer que tout ce qui s’écarte du récit occidental serait faux ou « pro-russe » revient à installer une vérité officielle incompatible avec toute analyse sérieuse du coup. Votre proposition de solution a le mérite d’être formulée. Elle pose néanmoins une question centrale : comment s’assurer que la volonté du peuple ukrainien puisse réellement s’exprimer dans un territoire soumis depuis des décennies à des rapports de force, des ingérences multiples et parfois contradictoires ? Comment garantir que ce peuple n’ait pas été instrumentalisé ou bafoué de toutes parts ? Enfin, sur Thierry Breton, je ne le réduis pas à une caricature. C’est un personnage complexe, emblématique des allers-retours constants entre sphère publique et intérêts privés, profondément lié à l’orientation technocratique et centralisatrice de l’UE. Il mériterait à lui seul une analyse approfondie. En résumé, mon travail vise à questionner les récits dominants, les mécanismes de censure et les logiques de bloc, qu’elles soient américaines ou européennes. Défendre les intérêts français implique aussi de refuser les alignements automatiques et de conserver une capacité d’analyse indépendante. L’histoire récente nous a montré jusqu’où peuvent mener des discours sécuritaires lorsqu’ils deviennent incontestables… Merci encore pour votre contribution. Le désaccord argumenté est sain, à condition qu’il ne se transforme pas en étiquetage idéologique automatique. Je vous souhaite aussi une belle année 2026 :-)
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Jean-Marie - 01/01/2026 à 10:56
Vous semblez faire abstraction du passé de l'Ukraine et vous avez une position pro-russe. En effet ce pays est une ancienne colonie tsariste, soviétique, et qui a finalement obtenu sa liberté à la suite de l'effondrement de l'empire soviétique (URSS). Les accords à cette époque sont bidon, justes faits pour maintenir la vassalisation de l'Ukraine à la Russie Poutinienne. Aujourd'hui qui a envahi l'Ukraine sans respecter les lois internationales ? Qui assassine les Ukrainiens avec des missiles, des drones ? Et vous prétendez que ce pays l'Ukraine et UE font un "refus de tout compromis. Je suis pour une solution qui permette une juste clarification de la situation : Retrait de la Russie de tous les territoires occupés, ensuite organisation d'un référendun qui détermime soit le rattachement de certains territoires à la Russie, soit le retour à l'Ukraine de l'ensemble des territoires occupés. C'est aux Ukrainiens de décider de leur sort. JML
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Réponse de l'auteur - 01/01/2026 à 11:58
Merci pour votre commentaire et pour le temps que vous avez pris pour exposer votre point de vue. Justement, l’un des objectifs de mon travail n’est pas de défendre un camp, mais de questionner cette tendance à réduire des conflits très complexes à une opposition binaire « pro-russe / pro-ukrainienne ». Ca me semble appauvrir l’analyse plutôt que l’éclairer. Il est incontestable que la Russie a envahi l’Ukraine, et ce fait doit être nommé sans détour. En revanche, il me semble tout aussi nécessaire de rappeler que la guerre n’a pas commencé en 2022. Le conflit débute au minimum en 2014, à la suite des événements de Maïdan, et s’inscrit même dans une phase de déstabilisation antérieure. S’ensuivent plusieurs années de guerre interne, notamment dans le Donbass, avec des milliers de morts, dans des régions majoritairement russophones. Durant cette période, les populations de l’Est ont, à de nombreuses reprises, appelé à l’aide la Russie, laquelle a longtemps hésité avant d’intervenir directement. L’intervention russe intervient après plusieurs années de conflit et fait suite à des référendums de sécession vers la Russie, marqués par des majorités très élevées. La légitimité de ces référendums peut être débattue : certains y voient une manipulation, d’autres une expression politique dans un contexte de guerre. Mais là encore, reconnaître l’existence de ces faits et de ces débats ne revient pas à les valider. Vous avancez par ailleurs une solution qui a le mérite d’être clairement formulée : retrait russe, puis référendum permettant aux populations de décider de leur avenir. Sur le principe, cette approche peut paraître démocratique et apaisante. La difficulté réside toutefois dans sa mise en œuvre concrète. Dans un territoire traversé depuis plus de dix ans par des rapports de force permanents, des ingérences multiples, des pressions militaires, économiques et informationnelles venues de toutes parts, une question centrale se pose : comment s’assurer que la volonté du peuple puisse réellement s’exprimer librement ? Plus largement, on peut même s’interroger sur le degré d’autonomie politique réel de « l’Ukraine » en tant qu’entité homogène, tant le pays a été, au fil des décennies, le théâtre d’influences concurrentes, parfois contradictoires. Dans ce contexte, la souveraineté populaire semble avoir été bafouée à plusieurs reprises, par différents acteurs, ce qui rend toute solution théorique beaucoup plus fragile dans la pratique. C’est précisément ce point que je tente de souligner : tout ce qui s’écarte de la lecture occidentale dominante ne peut pas être disqualifié comme « faux » ou « pro-russe » par principe. Une telle approche revient à ériger une vérité unique et indiscutable, ce qui est difficilement compatible avec une analyse historique, géopolitique et démocratique sérieuse. Le conflit ukrainien s’inscrit dans un enchaînement complexe : révolution orange, Maïdan, rôle d’acteurs extérieurs occidentaux (parfois évoqué, avec prudence, par plusieurs chercheurs et journalistes, y compris concernant le soutien ou le financement d’ONG liées à certaines fondations comme celles de Soros), alternance de dirigeants pro-occidentaux et pro-russes, élargissement continu de l’OTAN depuis les années 1990, accords de Minsk jamais pleinement appliqués, puis guerre ouverte. Réduire cet enchaînement à une seule causalité me semble problématique. Enfin, au-delà du conflit lui-même, mon article interroge surtout une dérive plus large : la difficulté croissante à exprimer une analyse nuancée sans être immédiatement assigné à un camp, voire disqualifié et même désormais condamné. Vous en conviendrez que ça questionne énormément et pose la question d'une possible instrumentalisation... Or la paix ne naît jamais d’une lecture strictement manichéenne. Elle suppose, au contraire, la reconnaissance de responsabilités multiples, d’erreurs cumulées et de logiques d’escalade réciproques. Je vous remercie encore pour votre contribution. Le désaccord argumenté est non seulement légitime, mais nécessaire, à condition qu’il reste ouvert, nuancé et attentif à la complexité du réel. Je vous souhaite aussi une belle année 2026 :-)
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Anonyme - 01/01/2026 à 20:06
@Auteur Les populations russes du Donbas ont été manipulées par les "petits hommes verts" demandez aux humanitaires. Les Ukrainiens ont réagi un peu trop violemment? Ce n'est pas a moi d'en juger, cette guerre s'inscrit dans un passif violent et u. contexte culturel complexe. Je vais finir par rire que vous êtes un troll russe.
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