Le meurtre de Quentin, victime de la violence « antifa », fait vaciller LFI
Une semaine après le lynchage de Quentin Deranque, 23 ans, à Lyon, le 12 février, sept suspects ont été mis en examen pour « homicide volontaire » à l'issue de 48 heures de garde à vue, a indiqué le 19 février le procureur de la République de Lyon. Parmi eux, Jacques-Élie Favrot, l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, et un autre collaborateur (Libération, 20/02/2025). « Une opération de grande ampleur » dans l'Aisne, la Drôme, la Haute-Loire, l'Isère et le Rhône, a permis en outre l'interpellation de quatre individus, un homme et trois femmes, a précisé le procureur. Poursuivis pour « mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches », ils seront convoqués ultérieurement. Lors de leurs interrogatoires, a ajouté le procureur, deux des sept principaux suspects avaient « refusé de s'expliquer», tandis que les autres «reconnaissaient leur présence».
«Certains admettaient des coups à Quentin et à d'autres victimes », mais tous contestaient « une intention homicide» (Le Figaro, 19/02/2025).
Ces sept suspects principaux ont entre 20 et 26 ans. Deux d'entre eux avaient été condamnés, l'un pour « trafic de stupéfiants » l'autre -Jacques-Élie Favrot - pour « vol » et « port d'arme ». Un autre est déjà placé sous contrôle judiciaire à Paris depuis 2024 pour « violences aggravées » - la victime, un adolescent juif, ayant été attaquée pour son « ethnie » ou sa « religion ».
Six des sept principaux suspects ont été placés en détention provisoire. Cinq sont inculpés pour « homicide volontaire », « violences aggravées en réunion, avec usage d'arme, et visage dissimulé » et « association de malfaiteurs ». Quant à Jacques-Élie Favrot, l'assistant parlementaire de Raphaël Arnault, il a été mis en examen et écroué pour « complicité par instigation» .
Récapitulons les principaux faits déjà établis :
1°) Le 12 février, des jeunes militantes du collectif féministe et identitaire Némésis avaient déployé une banderole «islamo-gauchistes hors de nos facs» devant l'IEP (Sciences-Po Lyon) où intervenait « l'Insoumise » Rima Hassan. Des jeunes gens veillaient sur la sécurité des jeunes femmes sans parvenir néanmois à empêcher que deux d'entre elles soient violemment agressées.
2°) Trois de ces protecteurs ont été poursuivis, rejoints et jetés au sol par une vingtaine d'« antifas » masqués. Deux sont parvenus à s'échapper mais Quentin, resté au sol, a été frappé à coups de pieds par six agresseurs.
3°) Ceux-ci partis, Quentin, encore conscient, avait été secouru par un camarade qui l'aidait à regagner son domicile quand l'état du blessé empira. Cet ami appela alors les secours.
4°) A l'hôpital, les médecins constatèrent l'état de mort cérébrale de Quentin. Les coups reçus avaient provoqué une fracture du crâne ne lui laissant aucun espoir de survie.
5°) L'enquête sur la mort de Quentin Deplanque est ouverte pour « homicide volontaire », un crime qui peut être puni jusqu'à 30 ans de prison, voire de détention à perpétuité si le scénario d'un guet-apens en vue d'un assassinat était établi.
L'enquête se poursuit. On n'imagine pas qu'elle puisse épargner, non seulement La Jeune Garde , la milice « antifa » fondée par le député Insoumis Raphaël Arnault, à laquelle seraient liés les suspects, mais aussi La France Insoumise, et son dirigeant, Jean-Luc Mélenchon.
La Jeune Garde avait été dissoute en juin 2025 à l'initiative de Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur, mais LFI contestait cette dissolution devant le Conseil d'État, -demande réitérée dans un communiqué la veille même de l'agression de Quentin.
«La Jeune Garde est une organisation associée au mouvement Insoumis», a réaffirmé le 17 février Jean-Luc Mélenchon. « Nous approuvons leur résistance », a-t-il proclamé. Le quotidien 20 minutes (17/02/2026) confirme : « Les liens avec la direction insoumise se nouent en juin 2023, lorsque Jean-Luc Mélenchon se rend au camp d'été du mouvement « antifasciste », avec Manuel Bombard et Sébastien Delogu, comme l'atteste cette photographie publiée sur leur compte Instagram. Un an plus tard, Raphaël Arnault est parachuté par La France insoumise dans le Vaucluse pour les législatives.» Il sera en effet élu député.
Malgré l'indignation soulevée par la sauvagerie et la lâcheté de ce crime, de nombreux médias se sont empressés de renvoyer « les extrêmes » dos-à-dos. « Rixe » entre militants extrémistes, ont -ils immédiatement annoncé, à la remorque de l'AFP, tels Radio France et TF1 jusqu'à L'Humanité, en passant par Libération. « Ce qu'on voit sur les images, c'est effectivement un lynchage » a rectifié le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sur France info, alors qu'une vidéo largement diffusée montrait l'acharnement de six individus masqués multipliant les coups de pied sur un homme à terre. Pour l'avocat de la famille de Quentin, celui-ci a été victime d'une guet-apens, loin du lieu où il s'était rendu pour veiller à la sécurité des jeunes manifestantes de Nemesis. Il s'agirait donc d'un assassinat commis en bande organisée.
Pour l'historien Jean-Marc Albert, la mort de Quentin s'inscrit dans un usage assumé de la violence (Le JDD, 20/02/2026 en lien ci-dessous).
Quentin Deplanque a été mortellement lynché le 12 février, alors qu'il venait pour protéger sept jeunes militantes du collectif féministe et identitaire Némésis devant Sciences-Po Lyon où intervenait « l'Insoumise » Rima Hassan.
Il a été poursuivi et jetés au sol et violemment frappé par six « antifas » masqués. Ses agresseurs l'ayant abandonné, Quentin, encore conscient, avait été secouru par un camarade qui l'aidait à regagner son domicile quand l'état du blessé empira. Cet ami appela alors les secours.
A l'hôpital, les médecins constatèrent l'état de mort cérébrale de Quentin. Les coups reçus avaient provoqué une fracture du crâne, ne lui laissant aucun espoir de survie.
L'enquête sur la mort de Quentin est ouverte pour « homicide volontaire », un crime qui peut être puni jusqu'à 30 ans de prison, voire de détention à perpétuité si le scénario d'un guet-apens en vue d'un assassinat était établi.