Partager

Belle Histoire

La synthèse

Un regard Joyeux sur le monde

Par Judikael Hirel - Publié le 08 avril 2019

Il n'y a pas que les bénéfices dans la vie, il y a aussi l'humanité. Après un premier établissement ouvert à Rennes, Yann Bucaille, vient d'en ouvrir un second à Paris, 23 rue Saint-Augustin. La particularité de ces cafés au design branché et coloré : la trentaine de personnes, serveurs et cuisiniers, qui y travaillent souffrent de troubles cognitifs ou de handicaps mentaux, tels que l'autisme ou la trisomie 21. Qu'ils soient en stage, en CDD ou en CDI, ils sont aussi encadrés par une équipe comptant notamment des éducateurs spécialisés. Et ils sont heureux de travailler, comme tout le monde, à proposer ces cafés "servis avec le cœur". On est bien loin, ici, du quota de 6% de travailleurs handicapés imposé par la loi.

Yann Bucaille, entrepreneur chrétien breton, a eu l'idée de créer les cafés Joyeux le jour où Théo, un jeune garçon autiste, lui a demandé du travail, et qu'il a dû refuser. "Oui, je suis handicapé, oui je suis différent, mais je peux travailler, je veux servir, je veux être utile". A la tête du groupe Emeraude - 150 salariés à travers le monde, il est également à l'origine de l'hôtel Castelbrac à Dinard. Il a par ailleurs créé l'association Voile solidaire afin d'organiser des sorties avec des personnes âgées, malades ou handicapées.

Avec ces cafés Joyeux, leur fondateur réussit aussi l'exploit de prouver que l'on peut très bien concilier insertion professionnelle des personnes en situation de handicap et équilibre financier. Cette Esus (Entreprise solidaire d'utilité sociale) est certes un peu spéciale, mais Grain de Moutarde, qui exploite la marque Joyeux, est une SARL visant à atteindre l'équilibre financier en trois ans. Le secret : n'embaucher que celles et ceux qui ont envie de travailler, et "trouver le talent de chacun et s'adapter à chaque employé", en fixant des objectifs à la mesure de chacun. Comme dans toute entreprise, au fond... Pour ouvrir demain d'autres cafés Joyeux à travers la France, Yann Bucaille compte procéder à un appel à mécènes et à une levée de fonds. Un café, ça vous dit ?


La sélection

Les dernières sélections

Pourquoi s'abonner à LSDJ ?

Vous êtes submergé d'informations ? Pas forcément utiles ? Pas le temps de tout suivre ?
Nous vous proposons une sélection pour aller plus loin, pour gagner du temps, pour ne rien rater.

 Sélectionner et synthétiser sont les seules réponses adaptées ! 

0€ si vous voulez, 20€ (conseillé), ou tout montant de votre choix.
Le paiement de mon abonnement permet à LSDJ de poursuivre la diffusion d'informations de qualité, d'assurer son indépendance, et de pérenniser son avenir.