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Belle histoire

La synthèse

Un mannequin et son fils trisomique en Une de Vogue

Par Judikael Hirel - Publié le 28 novembre 2017

Elle s’appelle Amanda Booth et elle vient de faire la couverture de l’édition hollandaise du célèbre magazine Vogue. Mais pas seule : avec son fils Micah, âgé de trois ans et atteint de trisomie 21. Au-delà de ce cliché, le mannequin s'est également confiée dans les colonnes du magazine sur son quotidien avec son enfant pas comme les autres. Une belle façon de casser les préjugés, de sensibiliser à la différence, et de toucher le grand public : rien qu’en France, la nouvelle a été reprise dans l'Hexagone par les plus grands titres de la presse féminine : Closer, Madame Figaro, Elle…

Amanda Booth a également affiché la couverture sur son compte Instagram :  "Je suis à peu près sûre que Micah est la première personne atteinte de trisomie à faire la couverture de Vogue magazine : Je ne pouvais pas être plus fière", écrit-elle. En octobre 2016, elle s'était déjà confiée au magazine Harpers's Bazaar : "Quand Micah est né, il y avait tant de complications et de doutes, mais c'est dans ces moments-là que j'ai découvert sa force ; et il m'a appris à voir la mienne. Je sais encore très peu de choses sur la trisomie 21, mais j'en sais beaucoup sur Micah."

Engagés dans la sensibilisation et la lutte contre les clichés autour de la trisomie 21, Amanda Booth et son mari Mike Quinones, ont créé « Life with Micah », sur lequel ils postent régulièrement des photos de leurs fils dans son quotidien. Initialement lancé pour donner des nouvelles à leurs proches (qui pouvaient suivre ses premiers pas, son premier bain, etc.,) le compte Instagram est aujourd'hui suivi par plus de 55 000 personnes. Amanda Booth a fait part de son expérience au magazine Vogue : "On voulait partager notre style de vie et montrer aux gens que nous n'avons aucune honte, que l'on peut être jeunes et heureux en étant les parents d'un enfant différent."

Un rappel bienvenu alors qu’Olivier Dussopt vient de faire son entrée au gouvernement. Lui qui, en 2011, tenait des propos clairement eugénistes : « Quand j’entends que « malheureusement », 96% des grossesses pour lesquelles la trisomie 21 est repérée se terminent par une interruption de grossesse, la vraie question que je me pose est pourquoi il en reste 4%. » Les parents de Micah seraient peut-être à même de le faire comprendre ...


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