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Islam

La synthèse

Le cas d’école du « fiché S » des Champs-Elysées

Par Olivier Bonnassies - Publié le 20 juin 2017

Comment un musulman radicalisé et « fiché S » pouvait-il bénéficier d’une autorisation de détention d'armes ? C’est la question que se posent tous les Français après l’attentat -heureusement raté- contre des gendarmes sur les Champs-Élysées, le 19 juin.

Cet article du Huffington Post résume bien la question : une première autorisation de détention d'armes donnée avant le signalement de radicalisation, et alors que l’individu n’avait pas d’antécédent judiciaire, pour faire partie d’un club de tir en 2011. En 2015, l’homme est fiché S pour son appartenance à la « mouvance islamiste radicale ». Ce qui n’empêche pas que son permis soit renouvelé en février 2017 par les agents de la préfecture d'Evry (Essonne)  …officiellement privés de la possibilité réglementaire d’accéder au fichier comme le déplore dans cette vidéo le président de la Fédération française de tir Philippe Crochard. Moyennant quoi, le terroriste possédait en toute légalité trois armes : « un Glock 9mm, un Sig Sauer 9mm et une carabine Multiagro de calibre 7.62, une arme ressemblant à la Kalachnikov ».

Un « incompréhensible dysfonctionnement » pour le président du Centre d'analyse du terrorisme Jean-Charles Brisard : l’argument de « l’alerte » que la DGSI aurait donné à un terroriste potentiel en obtenant que son permis de port d’arme soit annulé ne tient pas la route au regard des risques encourus. Car selon BFMTV, la DGSI aurait bien été consultée en février dernier et aurait donné son aval à ce renouvellement de port d’armes … qui était valide jusqu'en 2020.

Question : comment faire admettre une nouvelle prolongation de l’état d’urgence (instauré au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 et censé durer jusqu’au 15 juillet prochain) alors qu’il reste de tels « trous dans la raquette » des services de l’Etat ?  


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