La Sélection du jour | Suisse : l’islamisation passe par les mosquées et le Toblerone …(n°530)
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Suisse : l’islamisation passe par les mosquées et le Toblerone …

Par Philippe Oswald - Publié le 18 décembre 2018

La concomitance de deux nouvelles dans la presse suisse illustre la façon dont l’islam se renforce et se durcit partout en Europe.  La moins attendue concerne le fabricant de la fameuse barre de chocolat Toblerone, créée en 1908 par Theodore Tobler et Emil Baumann dans leur chocolaterie de Berne, devenue la propriété du groupe alimentaire américain Mondelez, géant mondial de l'agroalimentaire et de la confiserie. Mondelez a fait discrètement certifier « halal », conforme aux prescriptions alimentaires islamiques, son site de production du Toblerone à Berne-Brünnen en avril 2018. En d’autres termes, le célèbre chocolat dont la production est exportée à 97%, a été garanti indemne de tout contact avec du porc ou de l’alcool, afin que les musulmans puissent le consommer sans scrupules.  Révélée alors par le SonntagsBlick, l’information vient d’être relayée par la presse francophone.  L’enjeu économique de ce label « halal », qui pèse actuellement plusieurs centaines de milliards de francs suisses par an, est énorme : la progression mondiale de cette alimentation compatible avec les normes de l’islam, est estimée à plus de 30% d’ici à 2021. En revanche, l’enjeu sociétal de l’islamisation paraît absent des écrans radars des multinationales, Mondelez, mais aussi Nestlé  ou Emmi, qui commercialisent déjà à eux trois une centaine de produits certifiés « halal ».

La population musulmane est par ailleurs incitée à se radicaliser au sein de mosquées, en Suisse comme ailleurs en Europe. Le Temps du 16 décembre a publié le témoignage éloquent d’un Lausannois d'origine tunisienne qui dénonce la montée de l’extrémisme dans les mosquées suisses sous l'influence du salafisme wahhabite. Voilà cinq ans que ce gérontologue, aujourd’hui retraité, suit de près l'évolution de la pratique de sa religion. Il relève les incidents dont il est témoin : refus d’un aide-soignant de servir du porc aux patients dans l’hôpital où il était chef de service, interpellations dans la mosquée qu’il fréquentait à Genève pour gestes « non conformes», accusations d’être « un espion »… Il a cessé d’aller à la mosquée mais écoute les prêches enregistrés par des fidèles, et s’inquiète de ce qu'il entend. Il s’est décidé à parler, confie-t-il, «parce que j’aime ce pays et que j’ai peur pour les jeunes.» Ceux-ci n’ont même pas besoin de fréquenter des mosquées pour être sollicités par le salafisme : «…au Salon du livre de Genève, chaque année, on nous offre de nombreux ouvrages gratuits de cette école de pensée. Il ne faut pas s’étonner ensuite si nos enfants se radicalisent!» Il demande aux autorités suisses de prendre « toutes les précautions pour empêcher la propagation de l’idéologie extrémiste et aider au dégel de cette glaciation de la pensée.»

Sa conclusion : «L’islam fait partie de moi, de ma vie, mais il commence à m’être étranger. Il est en train de se transformer pour devenir une arme braquée contre nous, musulmans.» Mais pas seulement contre les musulmans, comme vient tragiquement de le rappeler l’attentat du marché de Noël à Strasbourg.

 

 


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