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Santé

La synthèse

Scandale des œufs contaminés : quel danger pour les consommateurs ?

Par Judikael Hirel - Publié le 11 août 2017

Tous les médias parlent de l’affaire des œufs contaminés au fipronil, qui touche désormais la plupart des pays d'Europe. Mais au-delà de la fraude, quel danger concret représente ce scandale pour les consommateurs que nous sommes ? Le Monde a décidé de faire le point sur les questions que chacun se pose à ce sujet. le ministère de l’agriculture français a affirmé dans un premier temps que la France n’était pas concernée par le scandale sanitaire. Avant de reconnaître, dans les jours suivants, que deux – puis cinq – entreprises d’ovoproduits avaient reçu des lots contaminés.
D'abord, la France est-elle concernée ? Oui : vendredi 11 août, le ministère de l’agriculture a finalement annoncé que deux nouvelles sociétés étaient concernées et que près de 250 000 œufs de consommation contaminés au fipronil avaient été « mis sur le marché » en France entre avril et juillet. Pour autant, y a-t-il des risques pour la santé ? Faut-il arrêter d’en consommer ? Le fipronil a un mode d’action neurotoxique et est qualifié de « modérément toxique » pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé. Mais selon l’organisation, il peut être dangereux pour les reins, le foie et la thyroïde. Il est également soupçonné d’être un perturbateur endocrinien par l’institut de recherche The Endocrine Disruption Exchange.
Si l'on se veut rassurant en France, l’agence de sécurité sanitaire néerlandaise, la NVWA, conseille fortement de ne pas consommer les œufs les plus contaminés aux Pays-Bas, qui « constituent un danger pour la santé publique ». Les risques sanitaires dépendent fortement de la durée de l’exposition. Or, selon des informations de la presse néerlandaise, l’utilisation frauduleuse de fipronil en Belgique et aux Pays Bas. « La quantité maximale d’oeufs (contaminés) pouvant être consommés varie de un (pour un enfant de 1 à 3 ans) à dix par jour (pour un adulte) », « sans s’exposer à un risque aigu », a estimé l’Anses. Cet avis « constitue plutôt une bonne nouvelle », a estimé le ministre de l’agriculture. « Nous ne faisons pas face à un scandale sanitaire, mais à une fraude », a assuré M. Travert, en soulignant que « des entreprises ont été trompées par leurs fournisseurs ».


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