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Politique

La synthèse

Pour enrayer l’engrenage islamique, le regarder en face !

Par Philippe Oswald - Publié le 17 octobre 2020

Un « islamiste » de 18 ans a décapité un professeur d’histoire-géographie à proximité de son collège de Conflans-Sainte-Honorine, dans le Val-d’Oise, hier, 16 octobre. Cet assassinat, quoique particulièrement horrible, va-t-il s’estomper peu à peu dans la liste sanglante des attentats islamiques, ou va-t-il créer un vrai choc, suivi d’effets ? Le terroriste, un Tchétchène, né à Moscou, a crié « Allah Akbar ! » avant d’être abattu par la police. Il était connu, non pour sa radicalisation, mais pour des délits de droit commun commis alors qu’il était mineur. Pourquoi a-t-il néanmoins obtenu une carte de séjour ? Le gouvernement va-t-il enfin mettre un coup d’arrêt à une immigration sans frein et tous azimuts, d’autant plus pesante d’année en année qu’elle s’ajoute à une immigration ancienne que le pays n’a toujours pas assimilée ? A fortiori, comment « digérer » aujourd’hui des masses de jeunes immigrés ou descendants d’immigrés ayant renoué avec « la religion » et refusant de s’intégrer et d’être assimilés aux « infidèles » ?

Assimilation, intégration… Les débats sémantiques perdent de leur intérêt devant cette réalité toxique et explosive : le fossé se creuse entre la communauté musulmane et la majorité des Français. L’Éducation nationale, supposée être le creuset de l’unité, se révèle totalement impuissante à jouer ce rôle. Faut-il s’en étonner alors qu’elle échoue déjà à instruire convenablement les élèves, quelles que soient leurs origines, dans les matières fondamentales ? L’ignorance et l’inculture généralisées offrent évidemment un terreau fertile à l’« obscurantisme » que prétend à présent combattre Emmanuel Macron.

Les circonstances de ce dernier attentat donnent une illustration saisissante de cet « obscurantisme » : parmi les neuf personnes de l’entourage du terroriste mises en garde à vue dans les heures qui ont suivi l’attentat, figurent deux parents d'élève qui avaient eu un différend avec la victime. Le professeur d’histoire avait montré en classe des caricatures de Mahomet (non sans avoir pris la précaution de prévenir les élèves musulmans qu’ils risquaient d’être choqués et de les avoir invités à sortir de la classe s’ils le souhaitaient). Le père d’une élève de 13 ans a laissé éclater sa colère contre le professeur d’histoire-géo dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux : « Ce voyou ne doit plus rester dans l’éducation nationale, ne doit plus éduquer des enfants, il doit aller s’éduquer lui-même ! » L’indignation de ce père de famille paraît sincère, presque touchante. Ce n’est pas celle d’un terroriste assoiffé de sang, mais d’un père sincèrement scandalisé… un musulman blessé dans sa foi comme nombre de musulmans auxquels le Coran a enseigné que : « Oui, Dieu maudit en ce monde et dans l’autre ceux qui offensent Allah et son Prophète. Il leur prépare un châtiment ignominieux. Ceux qui offensent injustement les croyants et les croyantes se chargent d’une infamie et d’un péché notoire » (33,57). Pour autant, le Coran ne dit pas explicitement que le blasphème est punissable de mort. Ce père indigné indiquait d’ailleurs avoir saisi le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie) pour traiter l’affaire « avec des moyens légaux ».

La « sidération » qui saisit l’opinion publique à chaque nouvel attentat islamique trahit un autre « obscurantisme », paralysant, celui-là : l’ignorance de l’islam et de ses textes fondamentaux. Comment combattre efficacement un adversaire, a fortiori un ennemi, en négligeant de connaître ce qui l’anime, ses motivations les plus profondes ? Mais de la part des autorités, faut-il parler de « négligence » ? Ne serait-ce pas plutôt le refus de reconnaître une incompatibilité fondamentale entre la loi islamique et celles qui nous régissent ? Voilà déjà 16 ans que le rapport Obin signalait des phénomènes inquiétants de radicalisation dans les écoles et l’autocensure qui s’instaurait chez des enseignants sur des sujets historiques tels que la Shoah. Mais l’Éducation Nationale a préféré regarder ailleurs, laissant les professeurs gérer leur peur, ou leur audace, au péril de leur liberté d’enseigner ou de leur vie. Ce n’est évidemment pas en promouvant l’enseignement de l’arabe au lycée qu’on commencera à endiguer la montée islamique mais en formant les enseignants eux-mêmes et l’ensemble des Français à la réalité de l’islam, religion politique et expansionniste, aux visées totalitaires et mondiales. C’est le travail que réalise notamment depuis des années « La Petite Feuille verte » de l’universitaire Annie Laurent dont on peut lire en lien ci-dessous l’éclairage sur la place que tient aujourd’hui le « blasphème » dans l’offensive islamique contre l’Occident.


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