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Histoire

La synthèse

Esclavage : la repentance des arabo-musulmans se fait attendre !

Par Philippe Oswald - Publié le 09 février 2019

La France est un pays surprenant. Prompt à s’autoflageller pour ses fautes présentes et passées, ou du moins certaines d’entre elles (d’autres semblent interdites de repentance, tel le génocide vendéen), mais d’une indulgence confinant à l’aveuglement sur des errements d’origine étrangère dont il subit pourtant le contrecoup. Par exemple, l’opinion française nourrit une sourde culpabilité face à l’accueil des migrants d’Afrique et du Proche-Orient, mais ne semble pas s’étonner outre-mesure de la fermeture hermétique de la plupart des pays arabes à ces mêmes migrants. Quand quelques-uns de ces pays en reçoivent malgré eux sur leur territoire, comme la Libye, ils les réduisent en esclavage et s’en servent comme moyen d’enrichissement et de pression sur l’Occident.

Il n’est pas exagéré de parler d’esclavage. Cette pratique est une longue tradition des nations arabo-musulmanes, bien antérieure à l’esclavage mis en œuvre par des Occidentaux, mais jamais abolie en terre d’islam. Ce sont surtout les nations d’Afrique noire qui en font les frais depuis plus d’un millénaire, précisément depuis la conquête arabo-musulmane du continent africain aux VIIe et VIIIe siècles. Cette longue et tragique histoire, qui connaît un regain d’actualité, est remise en lumière par Tidiane N'Diaye, chercheur, économiste et anthropologue franco-sénégalais, auteur du « Génocide voilé » (2008) sur les traites négrières arabo-musulmanes. Dans un entretien à Causeur, il souligne que dans la vision islamique, la guerre sainte est bien un devoir du musulman pour soumettre et convertir « les infidèles ».

De la soumission à l’esclavage, il n’y a qu’un pas : il fut franchi dès 652 en Nubie, où les conquérants arabo-musulmans imposèrent aux vaincus de livrer chaque année 360 esclaves, en majorité des hommes prélevés sur les populations du Darfour.  Ce fut le point de départ d’une énorme ponction humaine, effectuée non seulement dans toute la bande soudanaise, mais aussi de l’océan Atlantique à la mer Rouge, en passant par l’Afrique orientale. Dix-sept millions de noirs africains furent tués ou asservis, castrés, violés pendant plus de treize siècles sans interruption. Cet esclavage génocidaire fut certes interrompu par…la colonisation, après que les pays occidentaux eurent proscrit l’esclavage. Mais il n’a jamais totalement cessé et connaît un regain sous le double effet des migrations et de la flambée islamique. Sans parler du traitement infligé aux ouvriers et employés immigrés dans les monarchies du Golfe, qu’on pourrait qualifier d’esclavage déguisé.

D’où l’impérieux devoir de rompre l’omerta. Il faut « que les nations arabo-musulmanes se penchent enfin sur cette sinistre page de leur histoire, assument leur responsabilité pleine, entière et prononcent un jour leur aggiornamento comme les autres », affirme Tidiane N'Diaye. Mais la leçon vaut aussi pour l’histoire officielle en vigueur de l’autre côté de la Méditerranée, celle qu’enseignent les manuels scolaires et que colporte la bien-pensance politico-médiatique.     


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« Que les nations arabo-musulmanes se penchent enfin sur leurs traites négrières »
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