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Religion

Quand le réalisateur de « L’exorciste » en rencontre un vrai...

Il est des rencontres qui peuvent sembler improbables et qui, pourtant, finissent par porter du fruit. C’est le cas de celle entre William Friedkin, le réalisateur du film « L’Exorciste » et du père Gabriele Amorth, exorciste en chef de la cité du Vatican et du diocèse de Rome, « l’un des deux ou trois plus célèbres de tous les temps », dixit le réalisateur. Le père Amorth est décédé en septembre 2016, à l’âge 91 ans. De cette rencontre est née, 43 ans après le film, un documentaire, “The Devil and father Amorth” (Le Diable et le père Amorth), au sujet duquel le réalisateur s’est confié il y a quelques jours à Télérama, lors de son passage en tant qu’invité d’honneur du Festival européen du film fantastique, à Strasbourg.


Le réalisateur connaissait le prêtre grâce à son premier livre (Un exorciste raconte, 1992), dans lequel celui-ci parlait du célèbre film de Friedkin de 1973. « Il y disait que, malgré les effets spéciaux exagérés, j’avais aidé des millions de gens à comprendre son travail. » « À l’époque, j’ai trouvé que c’était une histoire formidable, brillante, puissante, raconte Friedkin. Je croyais en tout ce que je filmais, je pensais que ça pouvait se produire. A mes yeux, cela ne relevait pas du fantastique ou de l’imaginaire. » Dans ce documentaire, présenté hors compétition fin août à la Mostra de Venise, William Friedkin a cette fois filmé un véritable exorcisme, en accord avec le père Amorth. Quel effet cela fait-il d’assister à une telle scène ? « C’est troublant. Terrifiant. J’étais très proche d’elle, à moins d’un mètre. Elle prétendait être possédée par Satan lui-même. L’exorcisme, qui a finalement échoué, se déroulait en latin : elle répondait aux questions en italien et en latin, alors qu’elle ne connaît pas cette langue. Mais le démon visiblement, si. »

Et maintenant, croit-il vraiment aux possessions démoniaques ? « Evidemment, j’étais sceptique avant de rencontrer le père Amorth. Mais maintenant, je crois en la sincérité de son travail. » Et d’ajouter : « Voici ce que je crois : nous ne savons rien. Aucun de nous ne sait rien sur les mystères de la vie, de l’amour, de la naissance, de la mort, de la foi. Nous ne savons pas s’il y a une vie après la mort. Il y a, dans Hamlet, une réplique que je considère comme une vérité universelle. Hamlet dit à Horatio : “Il existe plus de choses au Paradis et sur Terre, que n’en peut rêver ta philosophie.” Je ne peux pas vraiment dire que je suis agnostique, car c’est un grand mot. Mais je crois en l’idée de Dieu. »


William Friedkin, d’un exorciste à l’autre
Télérama 25-09-2017

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