La Sélection du jour | Le saisissant témoignage de Bernard Tapie face à « l’épreuve ultime » (n°203)
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Spiritualité

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Le saisissant témoignage de Bernard Tapie face à « l’épreuve ultime »

Par Philippe Oswald - Publié le 21 novembre 2017

L’homme d’affaires - y compris judiciaires - qui souffre d’un cancer de l’estomac, s’est confié à Laurent Delahousse, dimanche soir sur France 2. Ce personnage sulfureux, qui continue de défrayer la chronique avec le feuilleton interminable de ses démêlés avec le Crédit Lyonnais, donne dans cette vidéo d'environ 22 minutes une belle leçon de courage et d’humanité. Il s’y révèle être non seulement le battant qu’il a toujours été, mais un croyant convaincu qu’ « il faut accepter qu'on va aller vers l'épreuve ultime qui est la mort » (7'05 et 19'20).

Revenant sur son parcours hors normes, digne d’un roman de Dumas - homme d’affaires, mais aussi vendeur, chanteur, acteur, présentateur de télévision, président de l'Olympique de Marseille, ministre, député européen et prisonnier !- il explique comment lui, qui était socialement « dans le tiroir du bas » (8'20), a découvert qu’il pouvait en sortir alors qu’il faisait son service militaire comme élève officier.

On découvre dans cet entretien un Tapie marqué physiquement par la maladie, parfois gagné par l’émotion au point de verser des larmes (5'40), mais un homme debout, ne s’apitoyant pas sur son sort moins grave, souligne-t-il, que celui d’une jeune mère atteinte d’un cancer (7'40). Il se réjouit de la bonne santé des siens, enfants et petits-enfants, et reste combatif face au mal qu’il lui faut affronter. Il ne se cache pas les épreuves qui l’attendent : « …une chimio très dure, très, très dure qui pourrait amener à une chirurgie très lourde » (3'30), ni l’issue incertaine de son combat pour la vie. Il explique pourquoi il a choisi un hôpital public et délivre ce message à l’intention des cancéreux : non pas la méthode Coué mais « la seule chose qui marche, l’énergie » (4'20). « Dès le matin, je me lève en me disant, mon cancer, je vais lui péter la gueule ! » (4'40). Il attribue sans acrimonie (« je ne suis pas rancunier ») sa maladie à ceux qui l’ont « martyrisé » en suscitant ou relayant ses ennuis judiciaires … qui sont loin d’être terminés. 


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