La Sélection du jour | Greta Thunberg : une « garde verte » qui ne fait plus sourire ! (n°763)
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Greta Thunberg : une « garde verte » qui ne fait plus sourire !

Par Philippe Oswald - Publié le 24 septembre 2019

« Je veux que vous paniquiez ! » avait lancé Greta Thunberg en janvier aux participants au forum de Davos. À New York, le 23 septembre, la jeune suédoise a refait le show à la tribune de l'ONU en fustigeant les dirigeants de la planète en ouverture d’un sommet consacré au réchauffement climatique. La voix tremblant de colère, le regard accusateur, elle les a apostrophés : « Je ne devrais pas être là, je devrais être à l'école, de l'autre côté de l'océan. Comment osez-vous ?! Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses ! Si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça ! » Quelques heures plus tard, avec une quinzaine de jeunes âgés de 8 à 17 ans venus de 12 pays, elle intentait une action juridique contre cinq pays - la France, l'Allemagne, l'Argentine, le Brésil et la Turquie - pour violation de la convention de l'ONU sur les droits des enfants. Ironie de l’histoire : les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde, les trois pays de très loin les plus pollueurs au monde, sont épargnés… parce qu’ils n'ont pas ratifié le « protocole optionnel » de la Convention des droits de l’enfant qui autorise des enfants à porter plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU !

Greta Thunberg en aurait-elle trop fait ? Si son intervention devant les Nations Unies a été très applaudie, elle a réussi l’exploit de faire réagir contre elle le climatosceptique Donald Trump et le héraut autoproclamé de la lutte contre le réchauffement climatique Emmanuel Macron ! Le premier s’est contenté d’un tweet ironique tandis que le Président de la République, dont le gouvernement avait écouté religieusement la jeune suédoise à l’Assemblée nationale deux mois plus tôt, a pris ses distances avec « des positions très radicales (…) de nature à antagoniser nos sociétés. » L’attaque contre la France est particulièrement injuste, notre pays étant l’un des mieux « décarbonés » au monde selon l'indice de performance environnementale de l'université de Yale, derrière la Suisse mais devant le Danemark, notamment grâce à la production nucléaire et hydraulique de l'électricité.

Les Français appartenant aux générations ayant vécu mai 68 se souviennent de l’engouement des soixante-huitards pour « le président Mao », son « Petit Livre rouge » et ses « gardes rouges ». La Révolution culturelle chinoise n’hésitait pas à dresser les jeunes générations, lycéens et étudiants, contre leurs professeurs et leurs propres parents. On voit poindre aujourd’hui un « totalitarisme vert » instrumentant des jeunes gens dont Greta Thunberg est la figure de proue, sans doute en partie malgré elle (elle est atteinte du syndrome d’Asperger, ont révélé ses parents qui estiment que ses interventions publiques lui font du bien…). Les 250.000 « éco-délégués » ou « délégués au développement durable » qui, selon les directives de notre ministre de l’Education nationale, doivent être élus dans chaque école et établissement d’ici la fin septembre, prendront-ils pour modèles Greta Thunberg en donnant des directives aux adultes ?

Pour Laurent Alexandre, chirurgien-urologue, diplômé de Sciences Po, HEC et l'ENA, et cofondateur du site Web Doctissimo, « Greta Thunberg est instrumentalisée par des militants extrémistes » de « l'écolo-catastrophisme » (en lien ci-dessous).


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