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Spiritualité

La synthèse

Du pouvoir des prières et des processions publiques contre les fléaux

Par Olivier Bonnassies - Publié le 17 mars 2020

Des informations « humoristiques » circulent sur Internet, en pointant les soi-disant mauvaises séries des fléaux sanitaires des « années 20 » :

  • Années 1320 : la peste bubonique tue les deux tiers de la population chinoise
  • Années 1420 : l’Europe se réveille avec plus du tiers de sa population décimée après une série d’épidémies sporadiques suivant le grande épidémie de peste noire de 1347-1351
  • Années 1520 : l’Empire Aztèque est détruit par la variole
  • Années 1620 : quasiment tous les passagers du Mayflower meurent de maladies, après avoir abordé en infectant toutes les colonies
  • Années 1720 : Marseille se consacre au Sacré-Cœur en réponse à la grande peste, dernière épidémie de ce type enregistrée en France
  • Années 1820 : l’épidémie de choléra se déclare et se diffuse dans le monde
  • Années 1920 : la grande peste pneumonique passe de l’Asie à Los Angeles
  • Années 2020 : Bonne année !

Plus positivement et au-delà de ces considérations un peu capillotractées, cette année 2020 est celle du 100ème anniversaire de la consécration de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre (16 octobre 1919), du 100ème anniversaire des canonisations de Marguerite-Marie Alacoque (13 mai 2020) et de Jeanne d’Arc (16 mai), des 100 ans de la naissance de Jean-Paul II (18 mai), du 1600ème anniversaire de la naissance de sainte Geneviève, et l’année saint Irénée (mort en 202). Il y aura aussi le 8 décembre prochain les 150 ans de la proclamation de saint Joseph comme « patron de l’Église universelle » : de beaux anniversaires qui invitent à se mobiliser plutôt qu’à être tétanisés par la peur !


Que faisait-on d’ailleurs contre les fléaux dans notre histoire passée ?
Historiquement, les chrétiens ont toujours réagi par la prière et en organisant des processions publiques (comme en écho aux processions éternelles de la Trinité divine). L’histoire de France témoigne de nombreuses interventions célestes en de telles circonstances, notamment par l’intercession de la Vierge Marie, par exemple à Valenciennes en 1008 : alors que la peste ravage la région, la Mère de Dieu apparaît montrant un cordon entourant la ville et l’épidémie cesse. De même, la protection de Notre Dame de Fourvière se manifeste à Lyon, contre la peste en 1643 et contre le choléra en 1832. Les Lyonnais fêtent ainsi les protections de Marie le 8 décembre depuis 1852, deux ans avant la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, en illuminant la ville avec des lumignons : c’est l’origine de la Fête des Lumières.


Des secours semblables en réponse aux prières
, à travers les siècles, sont à l’origine de nombreuses dévotions dans toute la France : à Notre Dame de Liesse, Notre Dame des Ardents, Notre Dame de Myans, Notre Dame de Pontoise, Notre Dame d’Orcival, la Vierge noire de Moulins, Notre Dame de Marsat, Notre Dame de Bonne-Nouvelle à Bordeaux, Notre Dame de Bon-Encontre à Agen, Notre Dame de Vienne à Blois, Notre Dame des Miracles à Saint-Omer, la Vierge de Rennes, Notre Dame de Bonsecours à Rouen, Notre Dame de la Garde à Marseille, etc.


Pourquoi ne pas faire de même aujourd'hui ?
En ce Carême un peu particulier, le site Internet Hozana propose déjà de battre de vitesse le coronavirus avec une chaîne de prière qui se répandrait plus vite que lui : cette neuvaine de messes et de prières proposée depuis 3 jours par Mgr Rey rassemble déjà plus de 10.000 priants et elle commence aujourd’hui même. N’hésitez pas à vous inscrire ici et à contribuer à sa diffusion rapide !


Bientôt, à condition que ce soit alors autorisé, raisonnable et sécurisé, il y aura une autre bonne occasion de prier, à partir du 1er mai prochain, avec la grande procession mariale organisée par l’Association du « M de Marie » dans toute la France : deux calèches tirées par des chevaux partiront de Lourdes et de La Salette en portant chacune une grande statue de Notre-Dame de France. Ces deux routes symétriques rejoindront le sanctuaire de Pellevoisin le 15 août en passant le 12 juillet l’une par Pontmain et l’autre par la Rue du Bac, traçant ainsi sur la France le « M » que la Mère de Dieu a dessiné, en 46 ans, de 1830 à 1876, au travers de ses 5 grandes apparitions du XIXème siècle. Au total, il y aura 107 étapes de dix à quinze kilomètres quotidiens invitant à accompagner la Vierge en pèlerin le jour et à participer le soir à des veillées ou à des nuits de prières, un peu comme du temps des « Vierges pèlerines », dans les années 1995 …


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