Partager

Monde

La synthèse

Cuba entre (presque) dans l’après Castro

Par Judikael Hirel - Publié le 18 avril 2018

C’est une première depuis 1959 : le nouveau chef de l’état cubain, qui prend ses fonctions le 19 avril (57e anniversaire de la victoire de la Baie des Cochons), ne s’appelle pas Castro ! Pour autant, Miguel Diaz-Canel demeure un homme du système castriste. Cet apparatchik marxiste type, bien que ne faisant pas, nouvelle génération oblige, partie des « barbudos » originels, a gravi tous les échelons du Parti Communiste Cubain : âgé de 58 ans, il a été responsable de province, membre de comité central, ministre de l'Enseignement supérieur, puis vice-président du Conseil d'Etat et n°2 du parti. Contrairement à d’autres, il a su gravir un à un les échelons du pouvoir sans bruit ni vagues, et surtout sans se poser en successeur potentiel de Castro…

Pour autant, son influence en tant que chef de l’état demeurera parcellaire : le pouvoir économique est entre les mains de l'armée, via le Grupo de Administracion de Empresas SA (Gaesa), qui contrôle l'essentiel de l’économie de l’île (tourisme, bureaux de change, stations service). Et cette véritable holding est dirigée… par le gendre de Raul Castro. Quant à Raul Castro, âgé de 86 ans, s’il quitte la présidence du Conseil d'Etat, il demeure à la tête du Parti communiste cubain (PCC), auquel la Constitution cubaine de 1976 donne prééminence sur le gouvernement…


La sélection

Les dernières sélections

Pourquoi s'abonner à LSDJ ?

Vous êtes submergé d'informations ? Pas forcément utiles ? Pas le temps de tout suivre ?
Nous vous proposons une sélection pour aller plus loin, pour gagner du temps, pour ne rien rater.

 Sélectionner et synthétiser sont les seules réponses adaptées ! 

0€ si vous voulez, 20€ (conseillé), ou tout montant de votre choix.
Le paiement de mon abonnement permet à LSDJ de poursuivre la diffusion d'informations de qualité, d'assurer son indépendance, et de pérenniser son avenir.